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Les Chroniques D'Amrass

Le Sanctuaire

le 15/01/2007 à 17h55

    Un feu de camp brûlait au centre du cercle formé par les hautes pierres gravées de milles runes. Au cœur de la forêt des Songes, à l’est d’Amrass, le sanctuaire de la Lune était dissimulé par les arbres et les montagnes. Grand espace découvert, dont chaque pierre qui formait les ruines de l’ancien temple lunaire était recouvertes de l’histoire des temps anciens. Sur le sol était tracé une étoile à sept branches au bout desquelles se trouvait une rune différente mais qui chaque fois était composée de la même façon : une lune entourée d’un dragon. Les membre du Clan de la Lune, emmitouflés dans leur cape, se serraient autour du feu tandis qu’Elannda finissait de leur narrer sa terrible découverte.


    Sheeva, l’Elfe Noire, Beorn, l’Homme Rôdeur d’Elrehd, Balwin, le vieux Nain, Brunilde, la magicienne fille de paysan, Mael, l’Elfe de la nuit et Rokdaz, l’Orc silencieux et sage, tous pressés vers la seule chaleur des flamme au milieu de l’océan de givre qui s’étendait autour, écoutaient avec attention. Quand la voix d’Elannda finie par s’éteindre un silence plein de terrible réflexion emplit la nuit. Beorn fut le premier à le briser, disant à voix haute ce que tous pensaient tout bas :


 _Il ne sert à rien de nier ce que tu as vu. C’est arrivé c’est tout. Il faut aller à Eldion et prévenir Theorehd.


    Puis il se tourna vers Sheeva. Elle gardait les yeux fixés sur le sol, sa masse de longs cheveux blancs cachant presque entièrement son visage. Elle n’avait pas ouvert la bouche une seule fois et Beorn en était surpris : si quelqu’un pouvait répondre à leur interrogations c’était bien elle. Sentant le regard de l’homme peser sur elle, Sheeva finit par lever les yeux et observer ses compagnons.


_ Pour être honnête j’ai fuit mon clan depuis voilà 3 ans ! murmura-t-elle. S’ils avaient  découvert quelque chose qui puisse assouvir leur desseins et réveiller Bayhonnd avant mon départ je l’aurais su, ce qui signifie que ceux de ma race on dû préparer cela après ma fuite.


_Mais nous ne sommes pas sur que les Elfes Noirs soient à l’origine du retour de Bayhonnd. dit posément Rokdaz, comme à son habitude. Et quand bien même cela serait le cas, cela fait deux millénaires qu’ils cherchent et qu’ils n’ont pas trouvés. Je doute qu’en trois ans le problème est put être réglé !


_Tu es certaine qu’il s’agissait de sang d’Elfe Noir ? demanda Beorn, se tournant vers Elannda


_Cela ne faisait aucun doute. répondit cette dernière. Mais je me demande comment ce sang est arrivé là.


_Cela me paraît plutôt évident. dit Mael, quelque peu surprit par le manque de vivacité de son amie.


    Elannda se leva et chassa une mèche de cheveux d’un geste agacé.


_Tu ne m’as pas compris. Ce que je veux dire c’est que nous ne sommes pas sur que le sang vienne d’un Elfe tué lors du réveil de Bayhonnd, comme nous le croyons. Il se peut qu’il y est une vérité cachée derrières ces apparences un peu trop simplistes.


    Chacun mesura ces paroles et on entendit distinctement le souffle rauque de Balwin. Celui-ci se leva à son tour, posant sur son épaule carrée sa large hache.


_Nous ne le saurons certes pas en restant ici à bavaser pour rien. Il nous faut nous rendre à Eldion dès maintenant et nous en parlerons avec Theorehd.


    Tous hochèrent la tête et se mirent debout d’un même geste. Mael siffla et les quatre dragons couchés à quelques mètres de là se réveillèrent en s’étirant. Il rassemblèrent leurs affaires et les mirent sur les dos des dragons. Elannda sanglait Kefra, sa dragonne, quand Beorn s’approcha d’elle et lui murmura :


_Pendant que tu étais de ton coté, j’ai fais une découverte qui pourrait t’intéresser.


Elannda fixa le visage de l’homme pour qui elle ne devait être rien de plus qu’une vague silhouette dans la nuit sans lumière. Il sortit de sa cape un morceau de tissu qu’il lui donna. Intriguée, l’Elfe le prit, continuant de fixer son ami. Puis elle déplia l’étoffe et eu l’impression que son cœur se glaçait : le bandeau rouge était brodé de l’aigle d’or à deux têtes, blason de Orcs de Dam Amelt , place forte qu’elle avait détruit de ses mains. Et avec l’aide de Kefra.


    Beorn, bien qu’il ne put distinguer les traits de l’Elfe, devina son trouble.


_Je l’ai trouvé à Mos Néat, près du village humain de Befren. Il n’y avait aucune vie alentour. Comme je sais que tu as tué tout les Orcs de Dam Amelt j’ai pensé que....et bien que tous ne devait pas être au château quand tu l’as attaqué.


_Tout les Orcs restent dans leur place forte durant les premières heures du matin ! répondit Elannda avec fougue. Si certain été parti cela voudrait dire qu’ils s’attendaient à des représailles mais c’est stupide ! Ils ne pouvaient prévoir pareille chose puisque aucun ne m’a vu sur le champ de bataille.


_Je sais Eda ! dit Beorn, rassurant. Mais réfléchi ! Sans doute la mort de Daelion n’été pas juste due à la bataille ! Si les Orcs ont eu peur de représailles cela veut dire qu’ils savaient à qui ils s’attaquaient !


_Tu veux dire.....que la mort de Daelion.....serait en fait un meurtre ! suffoqua Elannda. Qu’elle avait été planifiée ?!


    Beorn resta silencieux. Il n’osait pas avouer quelque chose qui, il le savait, provoquerait une grande douleur chez Elannda, qui ne s’était jamais remise de la mort de l’homme qu’elle aimait. Mais de plus, s’il lui avouait ce qu’il pensait, elle serait capable de tout abandonner pour partir à la poursuite de celui qui avait ordonné la mort de Daelion. Eda le regardait, d’un regard qui attend une parole réconfortante. Mais il savait ce qui se cachait en dessous. Si elle n’abandonnait pas tout, elle ne laisserait pas pour autant le meurtre de Daelion impunis. Il posa un baiser sur son front et rejoignit Meal tandis que Sheeva s’approchait. Elle s’apprêta à dire quelque chose mais elle fut stoppée par le regard froid qu’Elannda posait sur le bandeau. Rokadz dit alors :


_ Ne laisse pas la colère t’aveugler Eda !


    Les deux Elfes tournèrent son regard vers lui.


_ La colère mène à la haine, puis vient la souffrance. Tu ne tireras rien de bon en cela. ajouta-t-il avec un sourire de réconfort.


    Sheeva hocha la tête et tenta de nouveau de parler mais Elannda la coupa :


_ Ne t’inquiète pas, aucun de nous ne te juge responsable.


   


    Brunilde se tourna vers Beorn :


_Nous avons tous cherché quelque chose en même temps que la vérité sur Bayhonnd, selon le souhait du roi. As-tu trouvé des réponses ? A propos de ta famille ?


_Pas encore. répondit l’homme avec amertume.


_N’abandonne pas ! conseilla Brunilde. Tout vient à point à qui sait attendre.


_Allez tout le monde en route ! dit Meal en montant sur le dos de son dragon. Balwin et Rodkaz montèrent sur le plus gros des quatre, Elannda et Sheeva sur Kefra ,et Beorn aida Brunilde à monter à ses cotés.


_Nous devons être à Eldion avant le levé du jour. dit Balwin. Alors pressons.


    Sur une brève impulsion des jambes de leurs dresseurs, les dragons dépouillèrent leurs ailes et s’élancèrent avec force et rapidité dans les airs.

Les Persnnages

le 08/01/2007 à 21h19

Afin de faire une séparation précise entre l'histoire, les personnages, les lieux et tout le reste je créer des rubriques sécurisées.


Elle ont toutes le même mot de passe que voici : eda


Bonne lecture dans le monde d'Amrass  ^^

Prélude

le 04/01/2007 à 18h48

    La Lune était pleine et baignait de sa clarté les ruines de la tour. Tout était silencieux, mais d’un silence oppressant, comme si la nature elle-même était en attente et son souffle qui agitait les branches était faible, comme pour être le plus discret possible. Mais il était suffisant pour plaquer les cheveux de l’Elfe sur son visage.


    Totalement immobile, une immobilité irréelle, elle observait avec la plus grande attention l’Orc qui se relevait. D’une taille imposante, une carrure musclée, la peau d’un vert brun. Un être qui faisait fuir bon nombre de ceux qui croisaient sa route. Mais aujourd’hui, ses yeux où d’ordinaire brillait une cruauté implacable étaient remplis de fureur et d’incompréhension. Il redressa sa lourde épée, qui tenait plus de la masse d’arme que de l’épée d’ailleurs et fixa l’Elfe. Avec colère. Comment cette brindille pouvait-elle être toujours debout ? Et à le regarder de son air indifférent dans son immobilité de statue ? Il avait froid pour elle. Le grive avait lentement recouvert sa peau et ses cheveu, lui donnant l’air d’une morte. Sa peau brillait aussi, peau laissée nue sur les cuisses en haut des bottes jusqu'à sa jupe, le haut des bras au dessus des gantelets et les hanches. Il poussa un grognement des plus menaçant. Mais elle ne bougea pas, gardant les bras croisés à hauteur du visage, une épée dans chaque main. Il leva son arme et fit un pas. Mais elle ne bougea pas. N’en pouvant plus de ce stoïcisme, l’Orc hurla et se jeta sur elle. Mais elle ne bougea....qu’au dernier moment !


    Alors que l’épée était sur le point de la trancher en deux, elle se propulsa dans les airs avec cette rapidité ahurissante caractéristique des Elfe pour se retrouver dans le dos de son adversaire. Elle se retourna, vive comme l’éclair, et attaqua. Il para chaque coup et réussit même à la faire reculer. Mais d’un nouveau bond surprenant elle fut hors d’atteinte, un genou à terre. Avec un nouveau hurlement l’Orc se précipita vers sa proie. Mais celle-ci bondit de nouveau, à l’horizontale cette fois, épée brandit. A peine avait-il eu le temps de réagir qu’elle était derrière lui. Elle tourna la tête et vit celle de l’Orc se détacher de ses épaules. Il tomba mort, sa tête roulant plus loin. Avec un soupir elle remis ses épées au fourreau et ramassa sa longue cape de laine bleue nuit, qu’elle s’empressa de mettre sur ses épaules.


    Elannda regarda autour d’elle. Sur le coté, les parapet brisés laissaient voir le vide et tout la salle qui jadis était immense et belle était aujourd’hui un champ de ruine. D’un pas décidé elle avança vers le fond, la où les murs étaient encore presque tous debout. Une flaque de givre manqua de la faire glisser. Observant celle-ci de plus près, l’Elfe vis une teinte rouge. Brisant la glace avec son talon, elle pris un éclat et l’analysa à la lumière de la Lune : du sang d’Elfe Noir. Priant les dieux que se ne soit pas celui de Sheeva elle leva les yeux vers le mur qui lui faisait face.... et ne put retenir une exclamation d’effrois. La niche le pierre qui la dominait était vide et n’aurait pas du l’être. Ainsi Theorehd avait raison d’avoir des doutes.


    Se reprenant, Elannda joignit les mains, index et majeur de la main droite dans la paume gauche. Un cercle emplit de symboles complexes et bleuté se dessina sous elle. Une lumière blanche apparut sur sa main droite et elle la tendit, paume vers le ciel. Dans le ciel apparut alors une Lune gigantesque, blanche et lumineuse, qu’un dragon entoura soudainement, tout aussi blanc et aveuglant. Portant les doigts à sa bouche Elannda siffla, brisant le silence. Elle se mit ensuite à courir vers le vide où elle se jeta. Un rugissement résonna dans la nuit et Elannda lança un dernier regard vers la tour, alors que le dragon qu’elle avait appelé l’emportait au loin.



 

Amrass, terre des dieux tout puissants où chaque race se bat pour demeurer en vie.


     Monde millénaire parcouru par le chaos où les justes combattent pour la paix.



 

   Un groupe d’homme, caché dans les arbres, surveillait la route. Ils étaient tous vêtus de tunique vert-bleue sombre et sur leur plastron était brodé en argent l’Arbre d’Elrehd, auréolé des trois étoiles du passé, du présent et de l’avenir. Tous levèrent les yeux au ciel lorsque apparu au loin une Lune entourée d’un dragon. Il tournèrent leur regard vers l’un d’eux, capuchon rabattu sur le visage, qui fit apparaître un cercle bleuté en joignant les mains, qu’il tendit paume vers les étoile et dont une autre Lune et un autre dragon surgirent. Et, silencieux comme une ombre et rapide comme un Elfe il s’élança.



 


Jadis Bayhonnd, seigneur noir et immortel fils du dieu du Chaos et de l’Ombre menaça de détruire Amrass à jamais. Mais l’alliance des peuples libres lui fit face et grâce à l’aide des dieux protecteurs, le fils du Mal, ne pouvant être tué, fut emprisonné dans la pierre, au sommet de sa tour démoniaque.



 

    L’Elfe Noir traversa avec rapidité le large ruisseau, escalier de cascades, de l’eau jusqu’aux genoux. Elle se stoppa net lorsque qu’apparut dans le ciel une Lune et un dragon. Elle regarda d’où provenait la rune lorsqu’une seconde brilla. Elle fit apparaître une lumière et une nouvelle rune illumina le ciel au dessus d’elle. Ramenant ses longs cheveux blancs en arrière et sauta dans la cascade, suivant l’escalier.



 Aujourd’hui, alors que l’ordre avait était rétabli et que les peuples libres vivaient dans une paix appréciable, le Mal s’est réveillé, à l’insu des yeux les plus avertis.



     L’Orc et le Nain, au dessus de qui brillaient des runes semblables à celles qui flottaient déjà dans les airs, éteignirent leur feu de camp et s’élancèrent en direction de la Lune. Ils furent bientôt rejoint par une femme en armure et un Elfe. Ils s’entreregardèrent et accélérèrent leur course.



 Cependant le Roi des Hommes, Theorehd, qui mène depuis longtemps la bataille pour la paix reforma l’ancienne Alliance.


Mais plus que tout, la légende oubliée de la Lune s’est réalisée. Un clan, formé de chaque peuple d’Amrass , peuple libre et peuple usuellement démonique, a vu le jour : le Clan de la Lune, dont l’emblème est la Lune entourée des 7 dragons légendaires, un par membre du clan.